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Rubrique Neurologie

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Le
système nerveux central
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D'un poids d'environ 1600g, l'encéphale, constitue, avec la moelle
épinière, la structure la plus évoluée connue à ce jour dans l'univers.
D'un aspect gélatineux, rien ne laisse présager de ses capacités.
L'encéphale se forme à partir de l'ectoderme embryonnaire où il forme
la plaque neurale. Celle-ci s'incurve puis s'invagine en gouttière
neurale, formant deux replis neuraux, qui seront à l'origine des deux
hémisphères. La gouttière se referme ensuite, pour former le tube neural,
à partir duquel l'ensemble du SNC va se former.

Fig. 1: Formation embryonnaire du SNC
I - L'encéphale:
A - Les régions encéphaliques
On le subdivise en quatre grandes parties: les deux hémisphères
cérébrales, le diencéphale (regroupant hypothalamus,thalamus et
épithalamus), le tronc cérébral regroupant mésencéphale, bulbe
rachidien et le pont, ainsi que le cervelet.
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Les hémisphères cérébraux et le cervelet: Ils sont
composés d'un cortex composé de neurones, d'une région sous
corticale formé de substance blanche, ainsi que d'un centre composé de
noyaux de substance grise (ou noyau gris centraux). Ils composent la
majeure partie de la masse de l'encéphale (>80%) et couvrent le
diencéphale et le sommet du tronc cérébral. Leur surface est parcourue
par des saillies, ou Gyrus ou circonvolutions permettant de tripler
la surface corticale. Les plus profondes, les sillons, partagent le cortex
en plusieurs parties. La plus grande, la fissure longitudinale sépare les
deux hémisphères, et la fissure transverse sépare les hémisphères du
cervelet.
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Les ventricules: ils sont issus de
renflements de la lumière du tube neural embryonnaire. Ils communiquent
par le canal de l'épendyme, dont la surface est tapissée de cellules
épendymaires sécrétant le liquide céphalo-rachidien. On
distingue les ventricules latéraux, se situant chacun dans un
hémisphère, séparés à l'avant par le septum pellucidum.
Chacun communique avec un troisième ventricule via le trou de
Monro (ou foramen interventriculaire), communiquant à son tour avec
le quatrième ventricule via l'aqueduc de Sylvius. Ce
ventricule est percé de deux orifices, le trou de Luschka et de Magendie,
reliant ainsi l'ensemble à la cavité sous-arachnoïdienne
entourant l'encéphale et la moelle épinière, remplie de LCR.
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Le cortex: D'une épaisseur de 2 à 4 mm, le
cortex cérébral représente le sommet hiérarchique du système
nerveux. Il est le siège de la pensée, de l'intégration et de la
conscience. Il est constitué principalement de neurones et cellules
gliales. On le décompose en trois types d'aire fonctionnelles, les
aires motrices, sensitives et associatives.
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Les aires motrices sont situés dans la partie
supérieure des lobes frontaux. Ils contiennent les cellules
pyramidales régissant les mouvements volontaires des muscles
squelettiques, avec de longs axones créant les faisceaux
cortico-spinaux, transportant les influx nerveux jusqu'à la
moelle épinière. Chaque partie du corps retrouve sa
"projection" dans le gyrus précentral, c'est la somatotopie.
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Les aires pré motrices: Située à l'avant
du gyrus précentral, elle régit les gestes répétitifs et
habituels, comme l'utilisation d'un clavier, d'un instrument de
musique. Elle coordonne les mouvements de groupes musculaires
squelettiques. Elle renferme les activités motrices
spécialisées.
-
Les aires associatives: Elles communiquent
avec les aires sensorielles et motrices de manière à analyser les
informations sensorielles. On distingue par exemple le cortex
préfrontal, la plus complexe des régions corticales, liée à la
cognition; l'aire gnosique, les aires du langage
La substance blanche: Elle permet l'échange
d'information entre les aires corticales et les centres sous corticaux
du SNC. On distingue les neurofibres commissurales reliant les
aires analogues des hémisphères permettant leur coordination. Les deux
principales commissures sont la commissure antérieure et le corps
calleux. Puis, les neurofibres d'association, associant des
influx d'un même hémisphère, et enfin des neurofibres de
projection liant les hémisphères aux régions inférieures aux
récepteurs du corps, ascendant ou descendant, moteur ou sensitif. Elles
forment une structure en éventail à travers la substance blanche, la corona
radiata.
Les noyaux gris centraux: ils regroupent le noyau
caudé et le noyau lenticulaire (constitué du putamen
et du globus pallidus). On pense aujourd'hui qu'ils participent
à la cognition et à la régulation motrice, surtout dans les
mouvements lents, en inhibant les mouvements parasites antagonistes.
Le diencéphale: il se compose du thalamus, de
l'hypothalamus et de l'épithalamus.
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L'hypothalamus: il s'agit du principal centre
de régulation des fonctions physiologiques. Il régit l'activité
du système nerveux autonome du tronc cérébral et de la moelle
épinière, il possède de nombreux liens avec les aires associatives
corticales et régule ainsi des réactions émotionnelles via le SNA:
les expressions de la peur par exemple (palpitations, HTA, pâleur...).
Il régit également la température corporelle, la régulation de la
faim, les apports hydriques, le cycle veille sommeil et surtout le
fonctionnement endocrinien.
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Le thalamus: il comprend de nombreux noyaux aux
fonctions spécifiques. La quasi totalité des influx nerveux partant du
cortex cérébral transitent par le thalamus, jouant ainsi un rôle dans
la sensibilité et la motricité. On pense également qu'il joue un
rôle dans l'excitation corticale et la mémoire.
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L'épithalamus: son rôle reste encore mal
défini. A son extrémité, se découvre la glande pinéale, sécrétant
la mélatonine, semblant participer au cycle veille sommeil en concert
avec les noyaux hypothalamiques.
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Le tronc cérébral: il se compose du
mésencéphale, du pont et du bulbe rachidien. Ses centres produisent les
comportements automatiques "innés" requis pour la survie.
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Le mésencéphale: il contient l'aqueduc du
mésencéphale, unissant les 3ème et 4ème ventricules, entouré de substance
grise et des noyaux. Ces noyaux forment des tubercules, dont les
tubercules quadrijumeaux, commandant les réflexes visuels, auditifs(
notamment le réflexe de tressaillement). Il contient également la
formation réticulée.
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Le pont: Il contient nombre de neurofibres
assurant la communication entre les centres cérébraux et la moelle
épinière. Plusieurs paires de nerfs crâniens partent du pont,
notamment les trijumeaux, les nerfs oculomoteurs externes et les nerfs faciaux.
Il contient également les centres respiratoires qui concourent, avec
les centres respiratoires du bulbe rachidien, le maintient du rythme
normal et spontané du cycle respiratoire.
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Le bulbe rachidien: Il s'unit à la moelle
épinière au niveau du trou occipital. c'est dans le bulbe rachidien
que l'on observe le croissement des fibres, c'est ce qu'on appelle la décussation
pyramidale. Il abrite les noyaux cochléaires et plusieurs noyaux
vestibulaires, concordant à l'équilibre. Le bulbe constitue un
important centre réflexe autonome; il comprend le centre cardiaque, le
centre vasomoteur, un centre respiratoire, la toux, la déglutition, l'éternuement,
etc....
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Le cervelet: Il s'agit de la seconde plus grosse formation
de l'encéphale, après le cerveau. Son activité est subconsciente. Il se
compose de deux hémisphères cérébelleux, présentant, comme le cerveau,
un cortex, une substance blanche et des noyaux. La disposition de la
substance blanche dans le cervelet est caractéristique, ayant forme d'un
arbre, que l'on surnomme poétique l'arbre de vie du cervelet. On
peut comparer le cervelet à une sorte de centre de pilotage: les aires
motrices déclenchant des contractions squelettiques informent le cervelet
via des fibres collatérales. Dans le même temps, il reçoit des
informations provenant des muscles (position, tension...) ainsi que de
l'équilibre. Il analyse les informations et coordonne alors les mouvements
de façon à éviter des dépassements, puis envoie un retour de
l'information à l'aire motrice. Ainsi, des lésions cérébelleuses
provoquent des pertes de tonus et de coordinations musculaires.
B - Protections de l'encéphale:
Les neurones étant irremplaçables (on se rappelle qu'ils ont
perdu leur activité mitotique), la moindre lésion a des conséquences
irréversibles. Afin de palier à cette éventualité, la nature a doté
l'encéphale de diverses protections. Il est abrité dans une boite osseuse,
puis des membranes, les méninges, et un coussin liquidien, le liquide
céphalo-rachidien.
I - La boîte crânienne.
Nous ne développerons pas cette partie, la fonction protectrice
de la boite crânienne étant particulièrement évidente.
II - Les méninges:
Ce sont trois membranes de tissu conjonctif, la dure mère,
l'arachnoïde et la pie-mère, respectivement de l'extérieur vers l'intérieur.
Elles recouvrent et protègent le SNC, et forment les cloisons intracrâniennes.
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La dure mère: Il s'agit d'une membrane composée de
deux feuillets. Le premier, le feuillet interne, colle à
l'encéphale et en constitue son enveloppe la plus externe. Il se prolonge
dans le rachis, protégeant la moelle épinière sous le nom de dure
mère spinale. Le feuillet interne s'enfonce à quelques endroits de
l'encéphale, formant des cloisons limitant ses mouvements, notamment la
faux du cerveau, partie du feuillet interne s'insérant entre les deux
hémisphères. Le second ne recouvre que la partie interne de la boite
crânienne, c'est le feuillet externe, il ne se prolonge pas le long
de la moelle. Les deux feuillets se collent, mais forment par endroit
quelques lumières appelées sinus de la dure mère. Ces sinus recueillent
le sang de l'encéphale pour le retourner aux veines jugulaires du cou. On
notera que le feuillet externe est une membrane inélastique. (ceci a son
importance dans la pathogénie de certains hématomes sous duraux)
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L'arachnoïde: feuillet simple, souple, ne
pénétrant jamais dans les sillons encéphaliques, elle est séparée de la
dure mère par une cavité séreuse très fine, l'espace subdural, et
de la pie mère, par l'espace subarachnoïdien. Cette dernière est
remplie de LCR et des vaisseaux sanguins qui irriguent l'encéphale. Des
saillies de l'arachnoïde dans les sinus de la dure mère y déversent le
LCR qui retourne alors à la circulation sanguine.
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La pie mère : elle aussi est un feuillet simple,
collant exactement à l'encéphale, et comportant un très grand nombre de
minuscules vaisseaux sanguins.
III - Le LCR:
Le LCR est principalement un coussin aqueux ayant pour fonction
d'amortir les chocs de par sa propre inertie, mais également de soutenir
l'encéphale qui y flotte, selon le principe d'Archimède (revoyez vos
cours de seconde ;=)), perdant ainsi virtuellement la majorité de son poids, l'empêchant
alors de s'enfoncer. Enfin, il contribue également à l'apport nutritionnel. Sa
composition est semblable à celle du plasma sanguin, mis à part quelques
concentrations ioniques différentes. Fabriqué par les plexus choroïdes,
cellules tapissant les parois des cavités ventriculaires, son volume total est
d'environ 150ml, renouvelé environ toutes les quatre heures. Il circule
librement dans les ventricules, avant de retrouver la cavité subarachnoidienne
via le trou de Luschka puis de retourner à la circulation veineuse comme
expliqué plus haut. Un déséquilibre production/expulsion peut avoir de graves
conséquences: Un excès produira une hypertension de la pression de LCR, allant
écraser les tissus neuronaux, (c'est par exemple le cas le l'hydrocéphalie),
tandis qu'une chute brutale de la pression de LCR se fera s'enfoncer le tronc
cérébral dans le trou occipital comme une hernie, causant une mort brusque
(c'est l'engagement , possible aussi après une hyperpression ).
C - Protections de la moelle
épinière:
La moelle s'étend depuis le trou occipital jusqu'à la
première vertèbre lombaire. Elle est, à l'instar de l'encéphale, protégée
par des os, les vertèbres, les méninges et le LCR. Comme déjà décrit, elle
est enveloppé par le feuillet interne de la dure mère, devenant alors dure
mère spinale. Entre la dure mère et les vertèbres se trouve un espace large
rempli de graisse, formant un coussin. Elle est également recouverte par
l'arachnoïde et la pie mère, qui eux, se prolongent jusqu'à la deuxième
vertèbre sacrée, ce qui explique qu'on l'on réalise les ponctions lombaires
à partir de L3, puisqu'il n'y a aucun risque de léser la moelle à ce niveau.
L'étude anatomophysiologique de la moelle fait l'objet d'un
chapitre séparé.
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