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Rubrique gériatrie
Concernant le module de gériatrie, nous vous proposons une approche particulière du module. En effet, chaque système physiologique est traité dans son module adéquat, présentant anatomie, physiologie et physiopathologie. Pour le module de gériatrie, nous vous proposons l'étude des répercussions de l'âge sur les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson. Merci à Skygirl et à la promotion 1999-2002 de l'IFSI de Béthune pour ce travail colossal. Si vous avez des questions par rapport à ces cours et documents, ou souhaitez y apporter des précisions, n'hésitez pas à intervenir sur les forums à ce sujet Répercussions du vieillissement sur le besoin de respirer Nécessité pour l'être humain qui consiste à capter l'oxygène
indispensable à la vie cellulaire et à rejeter le gaz carbonique produit par
la combustion cellulaire. 1) MODIFICATION
DU COEUR a)
Modifications anatomiques • Oreillettes On
observe un amincissement des parois auriculaires réalisant une augmentation des
diamètres auriculaires avec dilatation des cavités. Ce phénomène de
distension-dilatation explique en partie la fréquence de la survenue des
troubles du rythme auriculaire du sujet âgé. L'arythmie complète par
fibrillation auriculaire idiopathique existe chez
20% des personnes âgées. • Ventricules Les
études anatomopathologiques notent une hypertrophie pariétale globale et
progressive du myocarde au cours du vieillissement. Cette hypertrophie est modérée.
Elle est visualisée à l'échocardiographie mais ne donne aucun signe ni à l'électrocardiogramme
ni sur la radiographie thoracique. • Modifications
tissulaires Les myocytes, cellules de base du myocarde, s'hypertrophient mais diminuent en
nombre, le premier phénomène
compensant le second. Les
modifications du tissu interstitiel sont multiples (augmentation du tissu collagène,
dépôt de lipofùscine, parfois dépôts
de substance amyloïde, surtout au niveau auriculaire). Elles entraînent une
augmentation de la rigidité myocardique. • Valves Les
remaniements valvulaires touchent surtout les valves mitrales et aortiques. Il
s'agit essentiellement d'une calcification des anneaux mitral et aortique et du
tissu collagène avec pour conséquence une perte de la souplesse naturelle des
valves. Ceci explique les différents souffles mitroaortiques du sujet âgé et
les calcifications valvulaires visualisée sur une radiographie pulmonaire
standard, sans qu'il existe pour autant une cardiopathie sous-jacente.
Tissu nodal
le nœud sinusal
: le nombre de ses cellules diminue avec l'âge parallèlement à la
diminution des cellules musculaires auriculaires. le nœud
auriculo-ventriculaire : la réduction
cellulaire est moindre. le faisceau de His
: son fonctionnement peut être altéré par les «coulées calcaires»
à point de départ mitral ou aortique. La branche droite est très sensible à
la fibrose sénile d'où la fréquence des blocs de branche droits. b)
Variations du débit cardiaque Le
débit cardiaque (DC) est égal au produit de la fréquence cardiaque (FC) par
le volume Les variations du débit
cardiaque sont différentes à l'effort ou au repos. Elles dépendent
: de la fonction systolique (ou contraction des ventricules assurant l'éjection
en systole) ; de la fonction diastolique (ou relaxation ventriculaire permettant le
remplissage) ; du système nerveux autonome (SNA). Débit
cardiaque au repos la fréquence
cardiaque et le volume d'éjection systolique n'étant pas modifiés par l'âge,
il n'y a pas de variation du débit cardiaque au repos. La fonction diastolique s'altère considérablement sous l'effet du
vieillissement du fait de la perte d'élasticité secondaire à la fibrose
(trouble de la compliance) et d'une diminution de 50%
du remplissage passif en raison d'une relaxation incomplète des fibres
myocardiques. Cette diminution est compensée par l'accélération de la systole
auriculaire, ce qui fait que le débit cardiaque au repos ne se modifie pas avec
l'âge.
Adaptation
du débit cardiaque à l'effort Tout
effort entraîne une tachycardie par mise en jeu du SNA
: le débit cardiaque augmente à l'effort par accélération de la fréquence
cardiaque. Chez le sujet âgé, le fonctionnement du système nerveux autonome
est altéré, l'accélération de la fréquence cardiaque est réduite, non
compensée puisqu'il existe un trouble de la compliance et le la relaxation
ventriculaire- (L'adaptation
du débit cardiaque au cours de l'effort est donc retardée chez le sujet âgé
mais se fait chez le sujet âgé indemne de pathologie cardiaque). II)
VIEILLISSEMENT VASCULAIRE II
modifie la structure et le fonctionnement artériel. D'autre part,
l'hypertension artérielle est, mais de façon moindre, très fréquente dans la
population âgée est responsable de modifications analogues. Il est difficile
de faire la part des choses entre les deux mécanismes. a)
Système artériel
Facteurs
de vieillissement expliquant l'artériosclérose Le
phénomène débute dès l'âge de 20 ans
et constitue «l'artériosclérose» physiologique
:
constitution d'une intima épaisse et fibreuse ; amincissement et perte d'élasticité de la média
; fibrose de l'adventice. Ces modifications
aboutissent à des artères rigides, à lumière artérielle réduite, siège de
calcifications. Ce vieillissement est précoce au niveau des artères
coronaires. Les artères des membres inférieurs involuent plus précocement que
les artères des membres supérieurs. Les artères cérébrales vieillissent les
dernières en conservant longtemps intacte leur intima. Les
facteurs aggravant l'athérosclérose. Lorsque
ce vieillissement artériel devient prononcé et se complique de dépôts
lipidiques à la jonction
intima-média de la paroi artérielle, on parle d'athérosclérose ou artériosclérose maladie. Cet
athérome est favorisé par l'hypertension artérielle, les dyslipidémies, le
tabagisme, l'obésité et le diabète. b)
Système veineux Le
vieillissement entraîne une perte de l'élasticité de la paroi veineuse d'où
dilatation et stase veineuse favorisant
l'apparition des varices. Cela
se traduit pour la personne par une sensation de lourdeurs des jambes, un oedème
dont la particularité est qu'il
disparaît lorsque les jambes sont allongées. Une
bonne mesure d'hygiène de vie est de garder les jambes allongées sur un «pouf»
dès que l'on reste assis
! III)
MODIFICATIONS ANATOMIOUES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE a)
Cage thoracique L'accentuation
de la cyphose dorsale, l'augmentation du diamètre antéropostérieur
thoracique, sont responsables de l'aspect en «tonneau» de la cage thoracique
du sujet âgé. La calcification des cartilages costaux, l'atrophie des muscles
respiratoires dont la force contractile diminue également, transforment la cage
thoracique en une structure plus rigide et moins expansive. b)
Parenchyme pulmonaire Le
poumon est plus flasque et plus distensible. Si le poumon sénescent conserve
globalement son architecture, il est aussi caractérisé par la dilatation des
canaux alvéolaires et des bronchioles respiratoires, ce qui se traduit par la
diminution du nombre d'alvéoles et de la surface alvéolaire utile (environ
2,7m2 par décennie). La
mobilité des cils vibratiles diminue. Associée à la baisse de l'efficacité
de la toux du fait de la rigidité de la cage thoracique, on comprend aisément
la gravité de l'infection pulmonaire et l'intérêt de la kinésithérapie
respiratoire. c)
Vascularisation La
paroi artérielle pulmonaire s'épaissit avec l'âge. Il existe une réduction du
lit capillaire pulmonaire. Ces
modifications anatomiques couplées à d'autres facteurs comme la perte de la
tonicité de la paroi abdominale et l'obésité sont responsables des troubles
de la mécanique ventilatoire du sujet âgé. IV)
VIEILLISSEMENT DE LA FONCTION RESPIRATOIRE a)
Capacité pulmonaire totale ; CPT
C'est
le volume de gaz contenu dans les poumons après un effort inspiratoire maximal
: il ne varie pas avec l'âge.
b)
Volume résiduel : VR C'est
le volume de gaz restant dans les poumons après un effort expiratoire maximal.
Il dépend de l'importance de la cyphose, de la force des muscles
expiratoires. Il augmente de 7 à 22 ml/ an dès l'âge de 20
ans. c)
Capacité vitale ;CV C'est
le volume de gaz expiré lors d'une expiration forcée suivant une expiration
maximale : CV=CPT-VR
Elle
diminue donc avec l'âge puisque le VR augmente et que la CPT reste constante. d)
Capacité résiduelle fonctionnelle :
CRF C'est
le volume de gaz présent dans les poumons à la fin de l'expiration normale.
Elle augmente avec l'âge e)
Volume d*expiration maximal/seconde :
VEMS Le
volume maximal expiré par seconde diminue avec l'âge, secondairement à la
diminution de la compliance thoracique, à la faiblesse des muscles expirateurs
et à la tendance à se collaber des voies aériennes supérieures chez le sujet
âgé. V) VARIATION DES
ECHANGES GAZEUX La
pression artérielle en oxygène (Pa02) diminue progressivement avec l'âge
(elle passe de 95
torrs à 20 ans à
75 torrs à 70 ans). Elle diminue aussi en décubitus dorsal. Cette
hypoxémie est liée à la perte de la surface alvéolaire, à l'altération de
la circulation pulmonaire et aux
modifications de la cage thoracique. Elle
est d'autant majorée qu'il existe une mauvaise ventilation liée à une obésité,
à un tabagisme ou une bronchite
chronique. VI) ADAPTATION A L’EXERCICE Elle
diminue avec l'âge. Cette diminution est due aux modifications vues plus haut
ainsi qu'à l'adaptation retardée du débit cardiaque. Par contre, l'entraînement
physique régulier peut permettre d'améliorer les capacités respiratoires du
sujet âgé. (Les
modifications de l'appareil respiratoire n'entraînent pas de réduction des
capacités empêchant la personne âgée de mener une vie normale mais, il y a
une réduction du «luxe» de la fonction qui fait que dès qu'une pathologie
pulmonaire ampute quelques litres de la réserve fonctionnelle qui lui reste, le
sujet âgé sera précipité dans l'insuffisance respiratoire, d'où l'intérêt
majeur de la régularité d'un exercice physique et des vaccinations, en
particulier antigrippales). Nous
avons donc vu que les systèmes cardiaque et respiratoire connaissaient une altération
avec le vieillissement de l'organisme. Nous pouvons donc en conclure que le
vieillissement physiologique pourra altérer le besoin de respirer à un âge
avancé. Rôle IDE • Face à une
personne qui a une activité physique II
faudra que cette dernière ait une activité qui reste douce (natation, marche,
gymnastique Face à une personne étant alitée pour une
quelconque raison Fonction respiratoire Le
décubitus dorsal contribue à la diminution de l'amplitude respiratoire
: le thorax offre une Les
signes à rechercher si le besoin de respirer semble altéré sont
: une toux une dyspnée un encombrement
bronchique une hyperthermie une cyanose une respiration artificielle Fonction circulatoire Le
défaut d'activité musculaire entraîne une diminution du flux sanguin et donc
une stase veineuse. Au niveau des membres inférieurs
le risque est la phlébite (thrombus au niveau de la veine). Des soins préventifs sont
alors nécessaires : mobilisation activé (la personne se mobilise elle-même) ou passive (une
tierce personne mobilise la personne qui n'est plus en état de bouger plusieurs
fois par jour). Améliorer la circulation locale (massages à type d'effleurage dans le sens de
la circulation pour permettre une irrigation des vaisseaux comprimés) Surélever les membres inférieurs |